Pour ce week-end de 4 jours pour cause de pont d’ascension, nous avons décidé de faire un tour en Espagne pour faire quelques achats « moins taxés ».
Nous sommes partis sous la pluie par la nationale 7 puis l’autoroute A9.
Arrivés à Perpignan, nous sommes sorti afin d’aller voir l’aire de camping-car du BOULOU relevée sur le net.
Horreur,

comment peut-on prétendre développer le tourisme en camping-car en proposant une aire comme celle là ?
Il y a pourtant de la place dans le village pour accueillir nos véhicules dans d’autre situation. Le stationnement qui nous est réservé est en pente latérale et des emplacements si petits que si on veut mettre son véhicule en position horizontale et que le voisin ne le fait pas, pour peu qu’on ait un véhicule haut, on risque de toucher le toit du véhicule d’à coté en montant sur les cales.
J’ai préféré faire demi-tour et retourner sur l’autoroute car j’avait pris connaissance que sur le parking du village catalan, juste avant la frontière, il était possible de stationner la nuit en relative sécurité.
Bien mal m’en a pris.
Arrivé sur place , après avoir dîné avec femme et enfants, regardé un bout de télé et fermé le camping-car ; dodo.
Rideaux fermés, tous objets hors de la vue extérieur, un salutaire repos nous attendait après cette journée de route.
Vers 6 heures du matin, une petite envie m’obligea à faire un tour dehors pour voir si les arbres avaient besoin d’arrosage.
M’étant occupé de leurs cas, ( avec du BIO je l’assure) j’ai vu un objet sous la roue avant du camping-car. C’était mon portefeuille. J’ai immédiatement pensé que j’avais dû le faire tomber la veille au soir et que j’avais de la chance de le retrouver ce matin.
Bizarre, il était ouvert et tous les papiers répandus au sol.
J’ai immédiatement remarqué que le numéraire s’était volatilisé et j’ai constaté que je n’avais plus mon porte monnaie dans ma poche de pantalon.
J’ai réveillé ma famille et nous avons constaté que la porte avant de la cabine avait été ouverte et qu’on avait eu une visite.
Malgré les siège tournés et l’échelle de capucine en place, un ou des rats de nuit ont réussi à se faufiler dans le véhicule, fouiller les vêtements, et repartir avec l’argent liquide trouvée. Ils ont même pris le petit étui de l’appareil photo qui traînait, vide, sur la table, en pensant que c’était un porte monnaie. J’ai retrouvé cet étui à une dizaine de mètres sur le terre-plain où il avait été jeté.
Rien compris : pas entendu de bruit, pas soupçonné de présence et nous avons l’impression d’avoir mal dormi à cause du bruit de l’autoroute.
Avons nous été « gazés » ????
Petite chance dans notre mésaventure, l’après midi je me suis arrêté dans un magasin de bricolage pour acheter un groupe électrogène inverter que j’avais vu sur Lyon mais qui était en rupture de stock.
Il en restait un et je l’ai mis dans mon chariot.
Au passage en caisse, ma carte bleue ne fonctionnait pas : après plusieurs essais je me suis décidé à régler cet achat en espèces en me disant que j’aurais tout le temps d’en retirer à la frontière en cas de besoin.
Désolé, messieurs les tires-laine vous avez perdu là 450 euros.
Les quelques dizaines d’euros que vous nous avez volés comme des lâches et minables que vous êtes se sont transformés en leçon que je ne pensais pas recevoir après 5 années de camping-car.
Je croyais, comme certains sur les sites dédiés à notre passe temps préféré, que cela n’était que des rumeurs exagérées par une paranoïa galopante.
Eh bien non : ce n’est pas comme le loto, ça n’arrive pas qu’aux autres.
Maintenant, crochets aux portes, sangles, et tout caché dans le camping-car ; même quand on est dedans.
Pour le gaz, je ne vais quand même pas mettre un masque de protection pour la prochaine fois, mais priez que je ne me réveille pas avant que vous soyez parti, sinon, couchez vous et attendez que ça se passe. Ce sont les premiers coups qui font mal.
